Tableau et liste des drogues : les différentes sortes de drogues, la pire, la plus addictive, les drogues douces et dures

Les différentes sortes de drogues

On entend tout et son contraire concernant les drogues. Cet article a pour but de présenter le plus clairement possible les véritables faits à propos des drogues. Quels sont les différents types de drogues ? Quels sont leurs effets immédiats ainsi qu’à moyen et long terme ? Les drogues douces le sont-elles réellement ? Qu’en est-il des drogues dures ?

Définition de drogue

La drogue est une substance chimique qui 1) est un poison pour le corps, 2) engendre des phénomènes de dépendance et 3) modifie le fonctionnement psychique normal de la personne (perceptions, sensations, émotions, humeur). Les drogues peuvent avoir un effet stimulant au départ ou à petite dose, mais par définition, elles sont tout le temps toxiques pour l’organisme, soit immédiatement soit quand les quantités prises augmentent.

Toutes les drogues ont des conséquences néfastes pour la santé physique et/ou psychique et bon nombre d’entre elles créent une dépendance. À part les drogues médicales destinées à soulager la douleur, toutes les drogues doivent être évitées.

Les drogues sont malheureusement utilisées comme moyen d’échapper à une réalité douloureuse, pour oublier ses problèmes, rechercher un monde plus supportable… Les drogues sont tout le temps une fausse solution qui ne résout jamais le problème de départ.

Ou bien les jeunes peuvent commencer à en prendre parce que c’est stylé, parce que leurs potes en prennent, pour s’évader, pour faire une expérience ou rechercher du fun, pour se rebeller ou se sentir adulte. Malheureusement, c’est tout le temps un piège. La drogue est tout le temps une fausse bonne idée qui n’apporte jamais ce que le jeune recherche. Mais voilà, les jeunes sont une proie facile, étant plus influençables par manque d’expérience dans la vie ou par manque d’informations sur les dangers des drogues.

L'argent du trafic de drogue

Le problème est que toute la filière de la drogue gagne beaucoup d’argent avec ce commerce. Le marché mondial du trafic de drogues est estimé en 2022 entre 300 et 500 milliards de dollars (1). Il était estimé en France en 2017 à 30 milliards d’euros selon le Rapport européen sur les drogues de l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT).

Et donc beaucoup d’argent est dépensé pour faire croire aux jeunes que c’est fun d’en prendre, que ça fait stylé, etc. C’est faux. Leur seul but est de vendre leur produit pour gagner de l’argent.

Demandez à n’importe quel revendeur s’il donnerait la drogue qu’il vend à sa fille, son fils, son neveu ou sa nièce. Aucun d’entre eux ne le ferait car il sait pertinemment qu’il risquerait de le ou la rendre accro et de détruire sa vie. Quand on aime quelqu’un, on veut son bien et on ne lui donne pas de drogues car ce sont des produits extrêmement dangereux.

Liste des différentes sortes de drogues et leurs effets

On peut classer les drogues selon les effets qu’elles produisent sur l’organisme. Voici une liste des différentes drogues classées par catégorie :

Les drogues stimulantes et leurs effets

  • Amphétamines
  • Cocaïne
  • Crack
  • MDMA (ecstasy)
  • Méthamphétamines
  • Méthylphénidate (ritaline)
  • 4-MEC

Les drogues stimulantes sont des substances qui excitent temporairement le système nerveux, augmentent l’activité cérébrale et accélèrent le rythme cardiaque ainsi que la respiration. Ces drogues peuvent provoquer pendant un temps limité de l’euphorie, une augmentation de la vigilance, de l’énergie, de la concentration, de la confiance en soi et de la sociabilité, ainsi qu’une diminution de la fatigue et de l’appétit.

L’utilisation de drogues stimulantes peut causer des effets indésirables graves, notamment :

  • des problèmes cardiaques et vasculaires, tels que des accidents vasculaires cérébraux, des crises cardiaques et une hypertension artérielle ;
  • de l’anxiété, des problèmes mentaux, de la paranoïa ;
  • des problèmes de sommeil et des insomnies.

Les drogues dépressives ou sédatives et leurs effets

  • Alcool
  • Barbituriques
  • Benzodiazépines
  • Buprénorphine
  • GHB (acide gamma-hydroxybutyrique)
  • Khat
  • Méthadone
  • Opiacés (héroïne, morphine)
  • Opioïde (codéine, fentanyl)
  • Rohypnol (flunitrazépam)

Les drogues dépressives et sédatives sont des substances qui ralentissent temporairement la tension artérielle et la fréquence cardiaque, qui réduisent l’activité cérébrale et peuvent provoquer une sensation de calme, de relaxation et de somnolence. Ces drogues peuvent également réduire l’anxiété, la tension et l’agitation.

L’utilisation à long terme de drogues dépressives et sédatives peut avoir des conséquences graves, notamment :

  • des problèmes respiratoires, tels que l’apnée du sommeil et la pneumonie ;
  • des problèmes cardiaques, tels que des battements cardiaques irréguliers et des arrêts cardiaques ;
  • de l’anxiété, des problèmes mentaux et de la dépression.

Les drogues perturbatrices et leurs effets

Fumeur de cannabis

Les drogues perturbatrices regroupent principalement les drogues hallucinogènes (appelées aussi drogues psychédéliques) et les drogues dissociatives. Les drogues dissociatives provoquent des hallucinations accompagnées de sensations de détachement complet de la réalité.

  • Anesthésiques volatils (protoxyde d’azote ou gaz hilarant)
  • Ayahuasca
  • Cannabis
  • Champignons magiques (psilocybine)
  • DMT (diméthyltryptamine)
  • DXM (dextrométhorphane)
  • Glaire de salamandre (DMHP)
  • Kétamine
  • LSD
  • Mescaline
  • Nitrite d’amyle (poppers)
  • PCP (phencyclidine)
  • Salvia divinorum
  • Solvants volatils (colles, laques, vernis, bombes aérosols, diluants de peinture, liquide à briquet, essence, liquide correcteur, certains produits nettoyants)

Les drogues perturbatrices sont des substances qui altèrent la perception, les émotions et la pensée de l’utilisateur. Elles peuvent entraîner des hallucinations visuelles, auditives et tactiles, des distorsions sensorielles, des altérations de la perception de la réalité, du temps et de l’espace. Elles peuvent aussi provoquer des changements importants de l’humeur et des émotions, pouvant aller de la joie à la terreur ou à la confusion. Elles peuvent provoquer des troubles au niveau de la pensée pouvant aller jusqu’à la paranoïa. Enfin, elles ont tendance à générer des désagréments physiques comme des nausées, des vomissements, des tremblements ou une augmentation de la température corporelle.

L’utilisation à long terme de drogues perturbatrices risque également d’entraîner des effets indésirables graves, notamment :

  • des troubles de la perception et de la pensée, pouvant durer des mois voire des années après la dernière prise de drogue ;
  • des troubles de l’humeur et de l’anxiété ;
  • des problèmes psychologiques, tels que des hallucinations persistantes et des troubles de la personnalité ;
  • des problèmes physiques : une déshydratation, des dommages à certains organes et une insuffisance cardiaque.

En plus des effets mentionnés ci-dessus, les drogues, qu’elles soient stimulantes, dépressives ou perturbatrices, ont tendance à être la cause :

  • de comportements dangereux (tels que la conduite sans la pleine possession de ses moyens…) et à provoquer des accidents ;
  • d’agressivité ou de violence ;
  • de difficultés familiales et professionnelles ;
  • d’une dépendance plus ou moins forte conduisant à un abus de leur consommation ;
  • de difficultés financières ;
  • de comportements délinquants.

Un dernier point important à savoir : même si elles ont été classées dans l’une des trois catégories ci-dessus, ces drogues vont souvent avoir plusieurs types d’effets à la fois. Par exemple, une drogue peut être dépressive et perturbatrice ou même stimulante, dépressive et perturbatrice.

Tableau des drogues

En 2007, une équipe de médecins britanniques a fait une étude pour évaluer le préjudice personnel et social et la dépendance de 20 drogues (2). Dans ces 20 drogues se trouvaient les principales drogues illégales mais aussi plusieurs drogues légales, comme l’alcool et des médicaments comme la morphine (médicament analgésique : contre la douleur), les benzodiazépines (médicaments anxiolytiques : contre l’anxiété), les barbituriques (médicaments sédatifs : contre la douleur, l’anxiété ou l’insomnie).

En 2012, une équipe de médecins écossais a repris la méthodologie de l’étude britannique de 2007 et a fait une étude plus poussée encore concernant le préjudice personnel et social de 19 drogues (3).

Les résultats de cette étude sont représentés sous forme de graphique dans l’article de Wikipedia sur les drogues. Malheureusement, ce graphique donne une vision déformée de la dangerosité des drogues car l’échelle ne commence pas à zéro mais à 1,5. Le graphique ci-dessous reprend les résultats de cette étude en faisant commencer l’échelle à 0 afin de refléter plus justement la dangerosité des drogues.

Graphique du préjudice personnel et social des principales drogues

De ces deux études, on peut sortir un tableau des drogues, montrant l’importance du danger personnel et pour la société qu’elles représentent (étude écossaise de 2012) ainsi que le niveau de dépendance qu’elles engendrent (étude britannique de 2007).

Lors de ces deux études, la dangerosité et la dépendance des drogues étaient notées de 0 à 3. Dans le tableau ci-dessous, nous avons réparti les résultats finaux dans des tranches de 0,5 que nous avons qualifiées de la manière suivante :

  • De 0 à 0,5 : très faible
  • De 0,5 à 1 : faible
  • De 1 à 1,5 : plutôt faible
  • De 1,5 à 2 : plutôt forte
  • De 2 à 2,5 : forte
  • De 2,5 à 3 : très forte

L’étude écossaise de 2012 est très bien, mais il y a quelque chose qui est bizarre : comment se fait-il que la nicotine, qui n’est pas un psychotrope (drogue ou médicament ayant des effets sur le mental) et qui ne détruit pas psychiquement la personne, soit la 6e drogue la plus dangereuse sur les 19 ?

En lisant en entier les études britannique de 2007 et écossaise de 2012, on se rend compte qu’en ce qui concerne les préjudices personnels, elles prennent en considération principalement les préjudices physiques. En effet, hormis les phénomènes de dépendance et de manque, les préjudices psychiques ne sont pas pris en compte. Or en plus des symptômes de manque, les drogues ont des effets psychiques négatifs importants, que ce soit à court, moyen et long terme.

Pour étayer cela voici les effets psychiques connus du cannabis (4) :

Effets secondaires à court terme :

  • Somnolence.
  • Altération de la mémoire immédiate qui permet de garder en mémoire quelque chose que l’on vient de voir, d’entendre, de percevoir.
  • On peut faire un bad trip avec du cannabis. Celui-ci se manifeste par des angoisses incontrôlées voire des crises de paniques, de la confusion, des tremblements et des sueurs froides. Parfois, il peut être si violent qu’il est accompagné d’hallucinations et d’une perte totale de contact avec la réalité. Cet état est généralement très pénible et flippant.

Effets secondaires à moyen et long terme :

  • Risque faible de développer de la schizophrénie (ce risque est plus important chez les personnes fragiles au niveau psychique et chez les personnes ayant commencé à en consommer avant l’âge de 15 ans et augmente avec les quantités consommées).
  • La prise de cannabis détériore la mémoire à court terme utilisée pour penser, calculer, se concentrer, décider et agir.
  • La consommation de cannabis engendre souvent une perte de motivation et d’intérêt pour le travail, les loisirs et les relations sociales. Elle s’accompagne fréquemment de fatigue, d’inactivité et d’un repli sur soi, la personne perdant en quelque sorte sa joie de vivre, son goût à la vie et s’éteignant petit à petit.

Ce sont là les effets psychiques d’une des drogues les moins violentes de l’étude. Imaginez ce que sont ces effets pour les autres.

Les drogues douces

Le terme « drogues douces » est utilisé pour décrire des substances considérées comme moins dangereuses ou moins addictives que les drogues dites « dures ». Cependant, cette classification est controversée et largement subjective.

Les substances qui sont souvent classées parmi les soi-disant drogues douces comprennent le cannabis, les champignons magiques, les drogues synthétiques comme l’ecstasy et la kétamine, ainsi que certaines drogues d’origine végétale comme la mescaline.

Il est important de noter que toutes ces substances ont des effets indésirables sur la santé, même s’il est dit qu’elles sont moins dangereuses que d’autres. Par exemple, le cannabis peut causer des problèmes de mémoire, de coordination, de concentration et d’apprentissage, des problèmes respiratoires à long terme, ainsi que de la dépression et de l’anxiété. Les hallucinogènes peuvent causer des problèmes de perception, des moments de panique et d’hallucinations, ainsi que des troubles psychiques à long terme chez certaines personnes.

Le terme « drogues dures » est souvent utilisé pour décrire les drogues qui ont des effets indésirables graves sur la santé physique et mentale. Les drogues dures incluent généralement l’héroïne, la cocaïne, la méthamphétamine, les opioïdes synthétiques tels que le fentanyl et les drogues de synthèse tel que le LSD.

La vérité est que toutes les drogues sont dangereuses et causent des effets indésirables graves sur la santé physique et mentale. Non seulement la classification des drogues douces et dures est trompeuse, mais les termes « drogues douces » ou « drogues récréatives » sont en eux-mêmes des subterfuges marketing que les acteurs du monumental marché des drogues ont réussi à faire passer dans la société afin de vendre plus.

La drogue la pire, la plus dangereuse

Héroïnomane se piquant

Il est difficile de désigner une drogue comme étant la « pire » car cela dépend de nombreux facteurs tels que la dose, la fréquence d’utilisation, la durée d’utilisation et la sensibilité individuelle. Cependant, certaines drogues peuvent avoir des effets particulièrement dangereux et potentiellement mortels.

L’héroïne est une drogue très dangereuse car elle cause une forte dépendance physique et psychologique en quelques prises seulement. Les utilisateurs développent rapidement une tolérance, nécessitant des doses de plus en plus élevées pour obtenir les mêmes effets, augmentant les risques potentiellement fatals d’overdose.

La cocaïne est également une drogue dangereuse, en raison de capacité à entraîner des problèmes cardiovasculaires tels que des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux. La cocaïne a également tendance à causer une dépendance rapide, ainsi que des troubles psychiques tels que des angoisses, de la paranoïa et de la psychose.

Quelle est la drogue la plus addictive

Il n’y a pas de réponse simple à la question de savoir quelle drogue est la plus addictive. Cependant, certaines drogues sont plus addictives que d’autres.

L’héroïne est l’une des drogues les plus addictives en raison de sa capacité à créer rapidement une forte dépendance physique et psychologique. La cocaïne et la méthamphétamine sont également très addictives.

Les drogues légales et illégales

Les drogues légales sont des substances autorisées par la loi, qui peuvent être achetées, possédées et consommées légalement. En France, les drogues légales comprennent l’alcool et les médicaments sur ordonnance.

Les drogues illégales, en revanche, sont des substances interdites par la loi, leur possession, leur vente ou leur utilisation est punie par la justice. En France, les drogues illégales comprennent toutes les drogues de la rue : la cocaïne, l’héroïne, le LSD, la méthamphétamine, l’ecstasy, le cannabis, etc.

En France, la possession et la consommation de n’importe quelle drogue illégale sont punies par une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 euros et une peine maximale de prison d’un an. La production, le trafic et la vente de drogues illégales sont des infractions plus graves qui entraînent des peines de prison plus longues et des amendes plus élevées.

Toutes les drogues, y compris les drogues légales, sont dangereuses pour la santé. L’alcool peut causer des problèmes de santé tels que la cirrhose du foie, l’hypertension artérielle, les accidents de la route, etc.

Les méfaits de l'alcoolisme

Toutes les drogues devraient donc être interdites par la loi hormis les médicaments sur ordonnance.

Elles ne le sont pas car ceux qui gagnent beaucoup d’argent avec la vente de ces produits toxiques font en sorte d’empêcher que les drogues légales ne deviennent illégales et travaillent à légaliser certaines drogues illégales.

Voici quelques chiffres pour avoir une idée des montants impliqués :

  • Le marché mondial de l’alcool est estimé en 2020 à 1 470 milliards de dollars (5).
  • Le marché mondial du trafic de drogues est estimé en 2022 entre 300 et 500 milliards de dollars (1).
  • Si on additionne le marché mondial des drogues illégales, celui de l’alcool et celui du tabac, on obtient le chiffre astronomique de 1 870 milliards de dollars. Si le marché des drogues illégales et légales était un pays, il serait le dixième pays d’un point de vue de la richesse, juste derrière le Canada et l’Italie et juste devant le Brésil et la Russie (6).

Durée de positivité des drogues

La durée pendant laquelle une drogue peut être détectée dans l’organisme dépend de plusieurs facteurs, notamment :

  • le type de drogue,
  • la quantité consommée,
  • la fréquence de consommation,
  • le métabolisme (ensemble des transformations chimiques et biologiques se produisant dans le corps) individuel de la personne,
  • la méthode de dépistage utilisée.

Il faut savoir que la durée de positivité peut varier considérablement d’une personne à l’autre.

L’alcool et le tabac peuvent être détectées pendant une période relativement courte allant de quelques heures à quelques jours, selon la quantité consommée et le type de test utilisé.

Les drogues telles que la cocaïne, l’héroïne, la marijuana et les amphétamines peuvent être détectées pendant des périodes allant de quelques heures à plusieurs semaines en fonction de la fréquence de consommation, de la quantité consommée et de la méthode de dépistage.

Les drogues psychédéliques telles que le LSD et les champignons magiques ont une durée de positivité relativement courte et peuvent être détectées dans l’organisme pendant quelques jours seulement.


Si vous voulez en savoir plus sur les effets néfastes des drogues ou si vous voulez recevoir des livrets d’informations, rendez-vous sur le site de la Fondation pour un monde sans drogue. Si vous êtes à la recherche d’un centre de réhabilitation pour toxicomanes, rendez-vous sur le site de Narconon.

Avertissement : cet article met l’accent sur le danger de la consommation de certaines drogues. L’intention n’est pas de procurer au lecteur un conseil d’ordre médical ni de le dissuader d’avoir recours à un traitement médical.

Sources :

(1) Planetoscope : Chiffre d’affaires du trafic de drogues dans le monde
(2) The Lancet : Développement d’une échelle rationnelle pour évaluer la nocivité des drogues à usage potentiellement abusif
(3) British Medical Journal : Quantifier le risque relatif des dommages causés à soi-même et aux autres par l’abus de substances toxiques
(4) Santé publique France : Cannabis ce qu’il faut savoir
(5) Salon International de l’Alimentation : Boissons alcoolisées
(6) Business Cool : Classement des pays par PIB : les pays les plus riches du monde

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